• samedi , 16 décembre 2017

RESOLUTION 10ème CONGRES CONFEDERAL CNTS

Partager cet article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

phoca_thumb_l_dsc01014

Le 10ème Congrès confédéral ordinaire de la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS) s’est tenu les 17 et 18 Novembre 2012 au Grand Théâtre National de Dakar, Sénégal, sur le thème : « L’unité syndicale pour faire face aux défis majeurs ».

Ce 10ème Congrès a été précédé par le renouvellement des instances des 76 organisations syndicales professionnelles affiliées, des Unions régionales, des Comités des femmes travailleuses et des jeunesses ouvrières.

En prélude à ce Congrès, deux importantes activités ont été organisées à Dakar, le 16 novembre 2012, à savoir :

– un symposium du Comité national des Femmes travailleuses de la CNTS sur le thème : « l’intégration de la dimension genre dans les syndicats » ;

– un panel du Comité national des jeunesses ouvrières de la CNTS sur : « la problématique de l’emploi des jeunes au Sénégal ».

Deux panels sur l’Unité syndicale et la protection sociale ont également été organisés le 18 novembre 2013, avec la participation des techniciens de l’IPRES et de la Caisse de Sécurité sociale, de représentants du Comité national du Dialogue social et du Bureau sous régional de l’OIT pour le Sahel.

La cérémonie d’ouverture de ces assises a été présidée par Monsieur Mansour SY, Ministre de la Fonction Publique, du Travail et des Relations avec les Institutions, en présence de :

• Wellington SHIBEBE, Secrétaire général adjoint de la Confédération syndicale internationale (CSI) ;

• Kwasi Adu AMANKWA, Secrétaire Général de la Confédération syndicale internationale – région Afrique (CSI Afrique), accompagné d’une délégation comprenant : Madame Ghislaine BROOHM-SAIZONOU, Département Genre, de Rhoda BOATENG, responsable des jeunes ;

• Demba DIOP, Secrétaire Général adjoint de l’Organisation de l’Unité syndicale africaine (OUSA) ;

• Des Secrétaires Généraux et représentants de Centrales syndicales d’Afrique, d’Europe, d’Amérique Latine et d’Asie : CSTM, UNTM (Mali), CNTG (Guinée), CGTM, UTM, CLTM, (Mauritanie), UNTGB (Guinée Bissau), COSATU (Afrique du Sud), UGTCI (Côte d’Ivoire), CSB (Burkina Faso) ; CCOO (Espagne), CFDT, CGT, (France), CISL, ISCOS (Italie),

• Des Secrétaires Généraux et représentants de Centrales syndicales nationales (UNSAS, CSA, CNTS/FC, UDTS, UTS, UTLS/A, FGTS/A) ;

• D’une importante délégation du Bureau sous régional de l’OIT pour le Sahel conduite par son Directeur, Monsieur François MURANGUIRA ;

• De Monsieur Assane DIOP, ancien Secrétaire général du SYPROS, Ancien ministre, ancien Directeur Exécutif du Bit chargé de la protection sociale, invité spécial du congrès ;

• Ainsi que de nombreux invités représentant de l’IPRES, de la Caisse de sécurité sociale les organisations professionnelles patronales (CNP, CNES), la Fondation Friedrich Ebert, les associations de la société civile, le CNDS, les partis politiques,; etc.

Sur la base du rapport présenté par le camarade Mamadou MBODJI, Président de la commission des finances du Congrès, il a été procédé à la vérification des mandats, avec 1207 délégués représentant les 76 organisations syndicales affiliées. Le Président de séance, après avoir noté que le quorum était largement atteint, a fait constater au congrès qu’il pouvait valablement délibérer.

A l’ouverture des assises, le Congrès qui a connu une très forte mobilisation des militantes et militants de la CNTS, a enregistré, après les prières formulées par Monsieur Youssoupha WADE, Président du Comité national du dialogue social et l’Hymne national du Sénégal, les allocutions :

• du camarade Lamine FALL Secrétaire général de l’Union Régionale des Syndicats CNTS de Dakar, pour le mot de bienvenue ;

• du camarade Mademba SOCK, Secrétaire Général de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS) au nom de la coalition des centrales syndicales du Sénégal (CCSS) ;

• de Monsieur Aristide Tino ADEDIRAN, représentant le Président du Conseil National du Patronat (CNP)

• du camarade camarade Kwasi Adu AMANKWA, Secrétaire général de la CSI Afrique ;

• de la camarade Sharan BURROW, Secrétaire générale de la CSI par message vidéo ;

• de Monsieur François MURANGUIRA Directeur du Bureau sous régional de l’OIT pour le Sahel à Dakar;

• de Monsieur Assane DIOP, invité spécial du 10ème congrès ;

• de Monsieur Mansour SY, Ministre de la Fonction publique, du travail et des relations avec les Institutions ;

Ces différentes allocutions, après avoir salué la tenue de ce 10ème Congrès, ont mis en exergue les points suivants :

– la pertinence du thème central : « l’unité syndicale pour faire face aux défis majeurs » ;

– l’aggravation de la crise financière et économique qui touche tous les pays du monde, particulièrement les pays africains et qui affecte fortement les travailleuses et travailleurs ;

– les multiples défis auxquels font face les travailleurs, à savoir : l’accroissement du chômage, du sous-emploi, de la précarité, de la détérioration du pouvoir d’achat réel des travailleurs, des violations des droits et principes fondamentaux du travail et du caractère très faible et limité de la protection sociale ;

– la place primordiale qu’occupe la CNTS dans le paysage syndical national, africain et mondial ;

– le leadership incontesté aussi bien au plan national qu’international du Secrétaire général de la CNTS, le camarade Mody GUIRO, dont le mandat à la présidence de la Csi-Afrique a été renouvelé en novembre 2011 à Johannesburg (Afrique du Sud) ;

– le rôle prépondérant des femmes et des jeunes dans la CNTS ;

– la faiblesse du taux de syndicalisation, surtout dans le secteur de l’économie informelle ;

– la nécessité absolue de l’élargissement et de l’extension de la protection sociale, surtout pour les travailleuses et travailleurs de l’économie informelle ;

Au cours de cette cérémonie, un vibrant hommage a été rendu à feu Madia DIOP, ancien Secrétaire Général de la CNTS pour son engagement et son dévouement pour la cause des travailleuses et travailleurs du monde entier, particulièrement africains et sénégalais.

Monsieur Mansour SY Ministre de la Fonction publique, du travail et des relations avec les Institutions a présenté les excuses de Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal qui aurait souhaité présider, personnellement, la cérémonie d’ouverture du Congrès ;

Dans son allocution, Monsieur le Ministre s’est d’abord réjoui de la tenue de ce 10ème congrès particulièrement marqué par la forte mobilisation des militants de la CNTS, surtout des jeunes et des femmes.

Il est ensuite revenu sur le rôle historique et la place qu’occupe la CNTS dans l’échiquier syndical national et international ainsi que le sens de responsabilité de son Secrétaire général sortant, le camarade Mody Guiro.

Après avoir appelé à l’unification du mouvement syndical, le Ministre a enfin réaffirmé l’engagement du Chef de l’Etat à poursuivre et à renforcer le dialogue social, surtout par le respect des accords signés par le gouvernement du Sénégal.

Le Congrès a approuvé à l’unanimité la motion lue par la camarade Fatoumata Bintou YAFA, Présidente du Comité national des femmes travailleuses de la CNTS, au nom de l’ensemble des délégués représentant les 76 syndicats professionnels proposant la réélection du camarade Mody GUIRO au poste de Secrétaire de la CNTS.

Avant son départ pour des raisons de calendrier, le Ministre a officiellement installé le Secrétaire général élu dans ses nouvelles fonctions, après l’avoir chaleureusement félicité.

Les travaux du Congrès se sont poursuivis sous la présidence du camarade Makhary SAMB, 1er Secrétaire général adjoint du Bureau confédéral sortant de la CNTS.

Avant la présentation du Rapport d’activités, le Congrès a suivi avec attention, émotion et fierté un documentaire intitulé « la longue marche vers le progrès social » qui rappelle le parcours historique de la CNTS de 1969 à nos jours.

Le Secrétaire Général de la CNTS, dans son rapport d’activités a mis en évidence le contexte dans lequel se tient le 10ème Congrès. Ce contexte est marqué, essentiellement, par les difficultés sociales liées aux effets de la crise économique et financière persistante, induite par une mondialisation néolibérale et dont les conséquences continuent d’affecter dangereusement les économies des pays africains.

Ensuite, le Secrétaire général a mis en relief les défis majeurs auxquels sont confrontés les travailleuses et travailleurs :

– chômage, sous-emploi et précarité qui touchent particulièrement les jeunes ;

– protection sociale faible et limitée ;

– violation des libertés syndicales ;

– non-respect des accords signés ;

– hausse des prix des loyers, des denrées de première nécessité (riz, huile, sucre, lait, etc.) et services de consommation courante (eau, électricité, téléphone, carburant, gaz, etc.) ;

– fiscalité excessivement lourde ;

– faiblesse des pensions de retraite et du taux des allocations familiales ;

– non règlement des arriérés de salaires et des indemnisations des entreprises en difficultés ou en liquidation ;

– perturbations récurrentes dans les secteurs sociaux de l’éducation et de la santé ;

– etc.

Le Secrétaire général a mis l’accent sur les réalisations, les chantiers engagés et les perspectives sans oublier l’importante question de la construction de la nouvelle Maison des Travailleurs.

Le phénomène de la migration de la main d’œuvre a occupé une place particulière dans le rapport du Secrétaire Général.

Le Secrétaire général a également magnifié la fructueuse coopération internationale avec les syndicats d’Afrique et d’Europe,

Avant de clôturer la présentation de son rapport d’activité, le camarade Secrétaire général a demandé aux travailleurs sénégalais de peser lourdement sur le processus d’unification du mouvement syndical sénégalais et de soutenir la Coalition des centrales syndicales du Sénégal (CCSS).
Le congrès a enfin enregistré les messages de soutien et de solidarité des organisations syndicales sœurs du Sénégal, d’Afrique, d’Europe, d’Amérique Latine et d’Asie invitées à ce congrès.

Le rapport financier présenté par le camarade Mamadou Assane DIOP, secrétaire Confédéral chargé des finances de la CNTS a été approuvé et adopté à l’unanimité et quitus donné.

Le rapport de la Commission des structures a également été adopté par le Congrès.

LE CONGRES

ADOPTE le rapport d’activités et note avec satisfaction le bilan largement positif du Bureau Confédéral sortant, sous la conduite du camarade Mody GUIRO.

LE CONGRES

Analysant et appréciant la situation sociale qui prévaut dans notre pays et marquée par la paupérisation de plus en plus accentuée des couches populaires, l’aggravation du chômage et du sous-emploi, de la précarité de l’emploi, la déstructuration alarmante du tissu économique, la dégradation progressive du pouvoir d’achat des travailleuses/travailleurs et des populations, l’inflation des prix des denrées de première nécessité et des produits de consommation courante,

DENONCE l’attitude du Gouvernement qui, depuis son installation n’a organisé aucune rencontre avec les Centrales syndicales de travailleurs face à ces multiples problèmes.

SOUTIENT la lutte des travailleurs dans tous les secteurs en difficultés et où les emplois et la dignité des travailleurs sont menacés.

LE CONGRES

DONNE mandat au Bureau Confédéral de poursuivre avec détermination et fermeté la lutte pour la satisfaction des revendications essentielles que sont :

• la réduction effective et significative des prix des loyers, des denrées de première nécessité et des produits de consommation courante
• l’application effective des accords sur la retraite à 60 ans dans le secteur privé
• la révision des dispositions de la Convention Collective Nationale Interprofessionnelle et des conventions collectives de branches ;
• la révision du statut général de la Fonction Publique ;
• l’élaboration d’un nouveau statut des travailleurs journaliers ;
• la sauvegarde des Institutions de prévoyance sociale ;
• la baisse de la fiscalité sur les salaires

DEMANDE aux employeurs la satisfaction des revendications des travailleurs dans le cadre de leurs entreprises et services en matière d’amélioration des conditions de travail, d’assistance et de prise en charge au plan de l’hygiène de sécurité, de respect des droits syndicaux, d’élimination de l’ emploi précaire, d’amélioration de la promotion catégorielle,

EXIGE du gouvernement, l’implication des travailleurs dans la privatisation des sociétés, le maintien de leurs acquis, la relance des entreprises en difficulté, la promotion de l’emploi décent, la ratification des Conventions de l’OIT sur la migration de la main d’œuvre, sur la protection de la maternité, et sur les travailleuses et travailleurs domestiques et l’implication des centrales syndicales dans la définition des politiques d’emploi.

LE CONGRES

CONSIDERANT la dimension et l’aura de la CNTS sur l’échiquier syndical national et international, les difficiles conditions de travail qu’offre l’actuelle bourse du travail, le manque d’hygiène et la vétusté des bâtiments qui défient les normes de sécurité,

CONSIDERANT qu’une nouvelle bourse du travail appartenant à la CNTS demeure un instrument privilégié de gestion et de renforcement des capacités de ses membres et que la CNTS dispose d’un terrain sis à Dakar ;

ENGAGE la Centrale à accélérer les travaux de conception et de construction de la nouvelle Bourse du Travail de la CNTS.

LE CONGRES

CONSIDERANT l’évolution sans cesse croissante des effectifs féminins dans le monde du travail en général et dans les organisations syndicales en particulier, le rôle important des femmes dans le développement du mouvement syndical et la problématique de la prise en charge de la dimension genre dans la vie et le fonctionnement de la CNTS.

EXHORTE les femmes à s’impliquer davantage et de façon plus responsable dans toutes les activités de la Centrale

ENGAGE la Centrale à

 Adopter et appliquer les principes d’une approche selon le genre dans la gestion des organisations syndicales et de la Centrale
 Appliquer une politique de parité et d’équité dans l’attribution des postes de responsabilité, dans la formation des militantes et militants et dans les choix pour la représentation
 Mieux prendre en charge les revendications spécifiques des femmes travailleuses

LE CONGRES

CONSIDERANT l’évolution des effectifs jeunes dans tous les secteurs d’activités, le manque de motivation et d’intérêt des jeunes pour le syndicat ;

CONSIDERANT que la jeunesse ouvrière doit constituer le fer de lance du mouvement dont elle doit assurer la relève

INVITE les jeunes à s’intéresser et à s’impliquer davantage dans la vie des syndicats de base et de la Centrale

ENGAGE la centrale à

 Renforcer la restructuration du mouvement des jeunes

 Elaborer des stratégies de motivation et de mobilisation des jeunes à travers des manifestations et actions d’envergure ciblées

 Initier des politiques de formation et de promotion des jeunes dans les instances des syndicats et de la Centrale

LE CONGRES

CONSCIENT du contexte de mondialisation, de l’environnement socio- économique et des débats qu’ils suscitent tant au niveau national qu’international, de la nécessaire reprise de tout notre potentiel organisationnel, de nos capacités de réflexion, d’anticipation et de mobilisation qui recommandent au mouvement syndical une restructuration et un changement de paradigmes tant en ce qui concerne le choix des dirigeants que la prise en charge réelle des préoccupations des travailleurs.

ENGAGE la Centrale à

 Se doter de responsables conscients de leurs responsabilités, compétents, engagés et disponibles
 Instaurer l’obligation pour les responsables dans les instances et organes de rendre compte périodiquement comme prévu par les textes de notre Centrale

INVITE les responsables aux postes confédéraux à

 Œuvrer pour le bon fonctionnement de la Centrale et dans le sens des intérêts des travailleurs

 Se désister ou se démettre en cas d’indisponibilité ou d’incapacité

LE CONGRES

CONSIDERANT l’importance des finances dans le fonctionnement des syndicats et de la centrale,

CONSIDERANT que l’indépendance financière est une condition indispensable pour l’autonomie du mouvement syndical,

CONSIDERANT les difficultés multiples et multiformes rencontrées dans le recouvrement des cotisations syndicales

CONSIDERANT la modicité du taux de la cotisation syndicale

EXHORTE les syndicats professionnels et les UR à ouvrir un compte bancaire ou un compte courant postal et à établir des statistiques fiables de leurs effectifs

EXIGE des syndicats affiliés et des services payeurs le respect des termes du décret organisant le « check off »

EXIGE la prise de sanctions à l’encontre de tous les responsables qui ne reversent pas la quotte part de la Centrale

ENGAGE le Bureau Confédéral à :

 Poursuivre la modernisation du service de recouvrement de la centrale
 Promouvoir la recherche de moyens additionnels pour améliorer les ressources financières de l’organisation
 Œuvrer pour le relèvement du taux du « check off »

LE CONGRES

TENANT COMPTE de la Constitution de note pays et des recommandations des organisations internationales telles que l’OIT, la CSI et Global Union relatives aux normes internationales de protection sociale

CONSIDERANT le faible engagement des organisations patronales et du gouvernement dans la prise en charge des questions de sécurité et santé au travail

CONSIDERANT que cette prise en charge est un investissement productif pour l’Entreprise

RECOMMANDE la définition d’une politique claire et l’élaboration d’un plan d’action devant intégrer l’ensemble des préoccupations des travailleurs sur ces questions

ENGAGE le BC à

 Tout mettre en œuvre pour maintenir une culture de prévention dans les Entreprises
 Promouvoir un système de gestion, la ratification et la mise en œuvre des instruments pertinents de l’OIT en matière de sécurité et santé au travail.

LE CONGRES

CONSCIENT des dangers que représente la propagation du VIH/SIDA dans le monde du travail

ENGAGE le BC à continuer de faire de la lutte contre le VIH/SIDA une priorité dans les programmes des comités de sécurité et santé au travail dans les Entreprises et dans nos organisations syndicales

LE CONGRES

ANALYSANT l’éclosion, avec le 3ème millénaire, de nouveaux paradigmes dans tous les domaines, l’unification du capital et des multinationales

CONSIDERANT le processus entamé d’unification du mouvement syndical international pour faire face aux défis multiples

CONSIDERANT l’engagement déclaré des centrales syndicales sœurs du Sénégal à œuvrer pour l’unification du mouvement syndical national

ENGAGE le Secrétaire Général et le BC et leur donne mandat de prendre toutes les initiatives pour réaliser cette unification dans les meilleurs délais.

LE CONGRES

ANALYSANT et APPRECIANT le chemin parcouru dans la mise en œuvre des chantiers de la CNTS

EXHORTE le BC à poursuivre son action pour la reprise des démarches pour l’effectivité du Fonds de Solidarité Emploi/Retraite, le développement de la Mutuelle d’Epargne et de Crédit pour la Solidarité Ouvrière, la mise en réseau avec les autres mutuelles installées dans les régions ;

EXHORTE également le BC à définir rapidement des stratégies de syndicalisation des travailleurs du secteur informel, conformément aux Statuts et au Règlement intérieur de la centrale qui ont été modifiés pour prendre en charge les préoccupations de cette catégorie de travailleurs.

LE CONGRES

CONSIDERANT le fait que les centrales syndicales jouent un rôle important dans la paix sociale ;

CONSIDERANT que d’autres organisations de la vie sociale bénéficient d’appuis du gouvernement ;

DEMANDE au gouvernement d’accorder une subvention aux centrales syndicales.

LE CONGRES
CONSCIENT que la force de notre organisation réside dans le renforcement des capacités de ses membres

INVITE :
 La centrale à poursuivre et à renforcer sa politique de formation
 Les syndicats à réserver une part de leur budget à la formation et à négocier avec leurs employeurs un budget annuel de formation des travailleurs

LE CONGRES

CONSCIENT de l’importance de la communication pour une gestion démocratique d’une organisation et pour la motivation des militants

ENGAGE le BC à poursuivre sa politique de modernisation de son système de communication et d’information.

LE CONGRES

SE FELICITE des messages d’amitié et de solidarité des organisations syndicales sœurs et apprécie leur engagement à renforcer leur coopération avec notre centrale dans le cadre de la solidarité syndicale

SOUHAITE que des programmes ambitieux et efficaces soient ficelés avec les organisations internationales amies, afin de développer davantage nos capacités de formation, d’investissement, d’organisation et de modernisation de nos structures

LE CONGRES

FAIT siennes les conclusions des travaux des différentes commissions et prend acte des suggestions et amendements apportés par les délégués ;

FELICITE les camarades membres des dites commissions pour les efforts fournis.

EXHORTE le BC à diligenter, en relation avec les commissions techniques, la mise en œuvre des propositions pertinentes contenues dans chaque rapport

LE CONGRES

SALUE l’esprit d’ouverture, la lucidité et la responsabilité de l’ensemble des délégués tout au long de ce congrès

LE CONGRES

ENGAGE le BC à respecter et à faire respecter les dispositions statutaires dans le cadre du fonctionnement des structures de la centrale

EXHORTE le BC à travailler pour le renforcement de la solidarité entre secteurs d’activités par la mise en place de fédérations professionnelles fortes et pour le rassemblement et l’unité de toutes les composantes de la centrale, pour une CNTS toujours plus forte et plus respectée.

NOTE avec inquiétude la recrudescence des conflits armés, particulièrement dans la sous-région.

INVITE le gouvernement du Sénégal à prendre toutes les mesures nécessaires pour la sécurité et la stabilité de notre pays, particulièrement par la résolution du conflit en Casamance et son implication active dans les processus de résolution des conflits en Afrique, surtout ceux concernant les pays voisins.

LE CONGRES

REMERCIE toutes les organisations syndicales sœurs qui ont accepté de rehausser de leur présence ce 10ème congrès.

EXHORTE la Confédération syndicale internationale région Afrique va poursuivre les négociations pour sa fusion avec l’Organisation de l’Unité syndicale africaine (OUSA).

Dakar, le 18 novembre 2012

LE CONGRES

Articles Similaires