• vendredi , 27 novembre 2020

ACCUEIL FAVORABLE A LA BASE DE DONNEES DES NATIONS UNIES SUR LES ENTREPRISES AYANT DES ACTIVITES DANS LES COLONIES ISRAELIENNES ILLEGALES.

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La CSI a accueilli avec satisfaction la publication de la base de données des Nations Unies recensant les 112 entreprises ayant des activités dans les colonies israéliennes illégales sur le sol palestinien. Quantité de colonies ont été édifiées en Palestine en flagrant déni du droit international, et pour que leur existence perdure, il faut que des entreprises y aient des activités.

Sur la liste des entreprises, 94 ont leur siège en Israël, mais 18 sont des multinationales connues, ayant leur siège dans six pays différents  : la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Thaïlande, le Royaume-Uni et les États-Unis.

«  La publication de cette information constitue un pas important vers l’exercice du devoir de diligence concernant les entreprises qui mènent à bien des activités sur le sol palestinien. Ces entreprises, qui se sont rendues coupables de soutenir de graves violations des droits humains, ont jusqu’à présent agi dans l’impunité. Elles doivent mettre un terme à leur présence illégale, et l’Autorité palestinienne devrait recouvrer des dizaines de millions de dollars d’impôts non perçus. Maintenant que la base de données est publique, les syndicats du monde entier vont pouvoir exiger que des mesures soient prises  », a affirmé Sharan Burrow, Secrétaire générale de la CSI.

En 2018, l’Autorité palestinienne a évalué le total des pertes de recettes fiscales provenant de ces entreprises à 360 millions de dollars américains depuis l’an 2000, soit un montant correspondant à 35 % du déficit palestinien à l’époque.

La CSI soutient la recommandation que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU (chargé du rapport) désigne un groupe d’experts afin d’approfondir l’examen de la question. Par exemple en incluant les liens d’entreprises internationales avec certaines des sociétés figurant dans la base de données comme étant domiciliées en Israël.

«  Il est crucial d’étayer la viabilité de l’économie palestinienne en vue de surmonter la pauvreté et le chômage qui sont profondément enracinés. Aujourd’hui le développement économique est impossible, compte tenu de toutes les restrictions imposées aux Palestiniens dans le cadre du régime d’occupation. Faire en sorte que les impôts dus aux Palestiniens soient recouvrés serait déjà une étape précieuse, d’autant que ce sont des entreprises qui tirent des bénéfices de ces investissements illégaux. En même temps, l’UNWRA, l’Office des Nations Unies qui fournit un soutien économique essentiel aux Palestiniens, doit mobiliser 1,5 milliard de dollars américains cette année, et nous lançons un appel aux gouvernements donateurs afin qu’ils apportent leur contribution et que le montant nécessaire soit atteint. Ces mesures aideraient certes à remédier la situation humanitaire, mais ce n’est qu’au moyen d’une solution négociée à deux États conformément aux Résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité des Nations Unies que les Palestiniens pourront obtenir la dignité d’un pays qui leur soit propre et édifier une économie durable  », a dit Mme Burrow.

Le géant américain Amazon, qui ne figure pas sur la liste de l’ONU, affronte des critiques pour avoir proposé des livraisons gratuites dans les colonies israéliennes tout en imposant des frais de livraison aux Palestiniens. Amazon propose des livraisons gratuites aux Palestiniens qui changeraient leur adresse de livraison afin qu’elle ne se trouve plus en Palestine mais en Israël.

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