• mercredi , 28 septembre 2022

LES TRAVAILLEURS-EUSES DE LA RESTAURATION RAPIDE SE RÉUNISSENT À GENÈVE POUR LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ AU TRAVAIL

Des travailleurs-euses de la restauration rapide et des représentant-e-s syndicaux-ales de 4 continents et de 20 pays se sont réuni-e-s à Genève le 7 juin pour participer à plusieurs événements de l’UITA visant à promouvoir la sécurité et la santé au travail dans le secteur de la restauration rapide. Des travailleurs-euses de la restauration rapide du Brésil, des États-Unis, de Serbie et de Suisse ont pris la parole lors d’un événement organisé par l’UITA en marge de la Conférence internationale du Travail pour partager des témoignages sur le harcèlement sexuel, les charges de travail oppressives, les blessures dues aux glissades et les brûlures dues à l’huile, entre autres dangers courants dans le secteur. L’UITA, ainsi que notre affiliée suisse UNIA et le syndicat local SIT de Genève, sont ensuite descendus dans les rues de Genève pour protester devant des chaînes de restauration rapide locales.

Bien que la pandémie ait empêché un certain nombre de nos camarades de se joindre aux événements à Genève, beaucoup ont envoyé des messages de solidarité, y compris la FSPM en Indonésie, une affiliée de l’UITA :

  • Le 10 juin, la Conférence internationale du Travail a voté en faveur de la reconnaissance de la sécurité et de la santé au travail en tant que principes et droits fondamentaux au travail, ce qui constitue un nouvel outil puissant pour les syndicats, leur permettant de faire pression sur les entreprises et les gouvernements afin de rendre les lieux de travail sûrs et sains pour les travailleurs-euses.
  • Depuis la première élection syndicale dans un Starbucks de l’État de New York aux États-Unis, les travailleurs-euses ont déposé plus de 250 pétitions pour des élections syndicales et plus de 70 élections ont été couronnées de succès à ce jour.
  • Le 20 mai, McDonald’s s’est vu infliger une amende record pour fraude fiscale en France, preuve supplémentaire de la culture d’entreprise toxique du géant de la restauration rapide, qui permet non seulement des stratagèmes élaborés d’évasion fiscale, mais aussi des conditions de travail dangereuses, le harcèlement sexuel, le racisme, la répression des syndicats et, dans de nombreux cas, des salaires de misère.

La Secrétaire générale de l’UITA, Sue Longley, a déclaré : « Nous savons que la sécurité et la santé au travail constituent un véritable défi dans le secteur de la restauration rapide. Les brûlures dues à l’huile, les blessures dues aux glissades et aux chutes et le harcèlement sexuel sont autant de risques évitables sur le lieu de travail. Le mouvement syndical mondial a fait pression pour faire de la sécurité et de la santé au travail un principe et un droit fondamental du travail. Aujourd’hui, cette victoire importante nous donne une réelle opportunité de faire pression sur les entreprises et les gouvernements pour assurer la sécurité des personnes au travail. »

Nous savons que la sécurité et la santé au travail constituent un véritable défi dans le secteur de la restauration rapide. Les brûlures dues à l’huile, les blessures dues aux glissades et aux chutes et le harcèlement sexuel sont autant de risques évitables sur le lieu de travail. Le mouvement syndical mondial a fait pression pour faire de la sécurité et de la santé au travail un principe et un droit fondamental du travail. Aujourd’hui, cette victoire importante nous donne une réelle opportunité de faire pression sur les entreprises et les gouvernements pour assurer la sécurité des personnes au travail.

Sue Longley, Secrétaire générale de l’UITA

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