





Autoroutes à péage : le SYNTAS menace de paralyser le système.
Les travailleurs de l’autoroute ILA TOUBA ont organisé une conférence de presse pour dénoncer les mauvaises conditions de travail dans lesquelles ils travaillent. Les salaires ne sont pas payés à temps et l’employeur refuse de faire des efforts pour améliorer la situation.
La rencontre s’est déroulés ce jeudi 05 janvier 2023 au siège de la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS) KEUR MADIA
Après avoir brandi pendant 72 heures le brassard rouge, le Syndicat des travailleurs des autoroutes du Sénégal (SYNTAS) affilié à la CNTS a tenu, ce jeudi 05 janvier, une conférence de presse, pour dénoncer et menacer de paralyser le secteur du transport notamment le système des autoroutes en péage.
Les usagers de l’autoroute à péage risquent d’avoir beaucoup de mal à circuler normalement les jours à venir. Dans son plan d’action, le Syndicat national des travailleurs des Autoroutes du Sénégal entend bloquer le système routier sur les axes concernés en assurant que le service minimum. Le collectif compte aller en grève dans les prochaines heures voire les prochains jours. L’amélioration de leurs conditions de travail figurent au premier plan de la plateforme revendicative, tout comme le paiement des heures supplémentaires et des prestations familiales. Ils dénoncent, également, le non-respect du protocole d’accord signé avec leur employeur, qui prévoyait la hausse des salaires et l’établissement de contrats d’embauche pour les employés, entre autres points.
«De mars 2019 à février 2022, pendant trois ans, il y a eu deux sociétés intérimaires qui se sont passées le relais. Le personnel qui était sur place a eu à travailler pendant 48 heures, c’est-à-dire, 8 heures de plus par rapport aux quotas requis par la législation du travail. Donc c’est des heures supplémentaires, 8 heures hebdomadaires, 32 heures le mois qui n’ont jamais été payées pendant trois ans», a expliqué le délégué du personnel chargé de la communication, Mor Talla.
Le secrétaire général adjoint du syndicat, interpelle, pour sa part, Macky Sall.
«Hier (mercredi, Ndrl) un employé du nom de Alioune Diouf est décédé dans l’exercice de son boulot dans ces conditions de travail (…) nous sommes plus 300 personnes et le salaire de certains tourne autour de 50000 FCFA le mois», a-t-il expliqué.